Pourquoi tenir un registre des risques sur un projet de construction ?

Sur les projets de construction, nous sommes souvent confrontés à des incertitudes. Le registre des risques permet de les anticiper plutôt que de les subir. C’est un réel outil de pilotage, à condition de l’utiliser comme un radar et non comme un document administratif.

La base de connaissance du projet face à l’incertitude.

Au démarrage, sur les projets de construction, le planning est détaillé, le budget est établi, les plans sont approuvés et les entreprises sont choisies. Tout va bien ! Or, sur les chantiers, on se retrouve souvent confronté à des incertitudes telles que des problèmes techniques, des aléas de sécurité ou encore des interfaces entre lots mal anticipées.

C’est là qu’intervient le registre des risques, un outil qui permet de recenser, d’anticiper, d’organiser et de suivre les incertitudes susceptibles de compromettre (menaces) ou d’améliorer (opportunité) un projet.

Présenté sous forme de matrice, le registre des risques permet de définir pour chaque menace et opportunité identifiées : la cause ; la probabilité ; l’impact sur les coûts, les délais et la qualité ; la priorité ; le responsable ; les actions préventives à mettre en œuvre. Lorsqu’il s’agit d’une menace, la stratégie consiste à éviter, réduire, transférer ou accepter le risque. Dans le cas d’une opportunité, il s’agit d’examiner comment l’exploiter, l’améliorer, le partager ou l’accepter.

Anticiper plutôt que subir.

Au début du projet, une analyse des risques est menée par l’équipe de projet en concertation avec les services Qualité et Sécurité. Les procédés complexes, les interfaces entre la maquette BIM et l’application terrain, les interfaces entre lots, les incongruences du planning, le contexte réglementaire, le commissioning, la qualification, les interfaces entre équipements et bâtiment, la sécurité et la gestion des ressources humaines du projet sont alors examinés.

Puis, au fil du projet, de nouveaux risques apparaissent, comme les défaillances des fournisseurs, les changements de la part du client ou les incidents de sécurité. Ces nouveaux risques viendront alors compléter le registre des risques.

Ce dernier est analysé et complété régulièrement lors des réunions hebdomadaires afin d’anticiper tout ce qui pourrait menacer ou améliorer l’opération. On se pose alors les questions suivantes : le risque est-il encore présent, y a-t-il des nouveaux risques, l’impact est-il le même, quelles actions préventives mettre en place, ….

Un outil de gouvernance

À l’instar de la matrice RACI, le registre des risques n’est pas un beau tableau Excel que l’on remplit au début du projet. Utilisé comme un radar, il permet d’identifier les incertitudes inhérentes aux projets de construction, de prendre les bonnes décisions, de prioriser les actions et de clarifier les responsabilités de chacun. Il contribue ainsi à la fiabilisation des projets.

Une fois le projet achevé et la réunion de rétrospective réalisée, le registre des risques servira de base de données pour les opérations futures.

En somme, il s’agit d’un véritable outil de pilotage qu’il ne faut pas négliger !


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